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3. Comment est renouvelée l’ATP ?
Au sein de la cellule musculaire, trois systèmes ou voies métaboliques vont assurer le renouvellement de l’ATP et permettrent la poursuite de la contraction musculaire :
- 2 voies anaérobies (sans oxygène)
- 1 voie aérobie (avec oxygène)
La voie anaérobie alactique
L’organisme ne possède qu’une petite réserve d’ATP. Lors d’une activité physique, la réserve diminue au début de l’activité et se stabilise ensuite car la molécule d’ATP est renouvelée au fur et à mesure de sa dégradation. Les processus anaérobiques regroupent des réactions permettant la synthèse d’ATP sans utilisation d’oxygène. L’acide lactique est formé suite aux différentes réactions de la glycolyse consistant en la dégradation du glucose en pyruvate et lactate.
La filière anaérobie alactique est l’ensemble des réactions assurant la synthèse de l’ATP en absence d’oxygène (anaérobie) et sans la production d’acide lactique (alactique) ou lactate. Les réactions interviennent au début de l’exercice.
Malgré les faibles quantités d’ATP que possède l’organisme, le processus d’anaérobie alactique utilise un autre composé : la créatine phosphate (CP) riche en phosphore.
Cette filière est privilégiée dans les efforts de courte durée, mais de très forte intensité. La réserve de CP s’épuise entre 7 et 20 secondes. Le facteur limitant est l’épuisement des réserves en phosphagène (ATP, CP).
Elle permet des efforts brefs et intenses de 3 à 20 secondes (démarrages, accélérations, sprints courts).
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