|
Page 3 sur 6
La voie anaérobie lactique
La filière anaérobie lactique permet la synthèse d’ATP par dégradation de glucose, sans utilisation d’oxygène et avec production d’acide lactique.
Le glucose est stocké sous forme de glycogène dans les muscles suite à la dégradation de substrat énergétique et suite aux réactions de la glycogénogenèse.
La dégradation du glucose nécessite plusieurs étapes complexes, transformant l’acide pyruvique en acide lactique en absence d’oxygène.
Une trop forte accumulation d’acide lactique s’accompagne d’une baisse de l’intensité, voir l’arrêt de l’exercice même si les réserves en glycogène sont importantes.
La durée des efforts est comprise entre 20 secondes et 1 min 30 environ. Ces deux premières voies de production d’ATP dans le muscle peuvent se dérouler en l’absence d’oxygène.
Elles permettent des efforts d’une intensité supérieure à la puissance maximale aérobie (puissance atteinte à VO2 max ou consommation maximale d’oxygène).
Toutefois, il se crée une dette d’oxygène qui devra être remboursé à la fin de l’exercice musculaire.
La quantité d’oxygène consommé au delà de la valeur de repos permet la reconstitution des réserves énergétiques et l’élimination de l’acide lactique
La voie aérobie
L’homme ne peut rester trop longtemps privé d’oxygène. Lorsqu’un exercice se prolonge au delà de 3 minutes, les processus oxydatifs assurent l’essentiel de son approvisionnement énergétique. Ils s’accompagnent d’une baisse de l’intensité de l’exercice qui correspond aux valeurs limites des possibilités de transport et d’utilisation cellulaire de l’oxygène.
Ces deux paramètres conditionnent la consommation maximale d’oxygène ou de VO2 max. Pour produire de l’ATP, la filière aérobie utilise de l’oxygène.
Le métabolisme aérobie utilise particulièrement les réserves de glucides et de lipides que possède l’organisme.
La capacité aérobie est la capacité à soutenir un pourcentage de VO2 max pendant une durée déterminée. Son niveau supérieur est nommé « seuil anaérobie » (niveau maximal d’intensité de travail sans accumulation d’acide lactique).
La durée des efforts utilisant la voie aérobie de façon prépondérante commence aux alentours de 2 à 3 min (temps nécessaire à l’adaptation du système cardio-vasculaire).
Pour des efforts de très longue durée, la fourniture d’énergie provient presque exclusivement de la voie aérobie. Tant que l’oxygène est suffisant pour couvrir l’ensemble des dépenses énergétiques à partir de l’oxydation des glucides et des lipides, les voies anaérobies ne sont pas sollicitées.
Par contre, une augmentation soudaine de la dépense énergétique sollicitera la voie lactique ou alactique selon l’intensité et la durée de l’effort.
|